Selon les informations rapportées par le portail d'information Actuniger et confirmées par arrêté du ministère de l'Intérieur, un audit rigoureux a été mené sur l'ensemble des structures associatives. Le bilan est sans appel : sur plus de 3.000 ONG recensées, seules 1.684 ONG nationales et 125 ONG internationales sont autorisées à poursuivre leurs activités. Toutes les autres, soit près de 1.200 entités, voient leur existence légalement éteinte.
Les motifs de cette purge administrative sont clairs : violation flagrante de la législation en vigueur. Les organisations épinglées soit ne disposaient pas des documents statutaires nécessaires à leur enregistrement, soit ont failli à leur obligation de transparence en ne fournissant pas leurs rapports comptables dans les délais impartis.
Cette opération d'envergure, inédite par son ampleur, illustre la volonté des autorités de Niamey de reprendre le contrôle d'un secteur parfois perçu comme opaque. Elle vise à assainir l'environnement des ONG, garantir la bonne utilisation des fonds et s'assurer que les actions menées sur le sol nigérien correspondent aux véritables besoins du pays.
L'impact humanitaire et social de cette mesure est immédiatement redouté par certains observateurs, dans un pays qui fait face à d'importants défis sécuritaires et de développement. La question qui prévaut désormais est de savoir comment les secteurs clés, auparavant soutenus par ces ONG dissoutes, vont être pris en charge.
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Niger Unprecedented Crackdown: Nearly 1,200 NGOs Shut Down for Non-Compliance
A major upheaval is shaking Niger's humanitarian and development landscape. Authorities have just carried out a massive wave of shutdowns, dissolving nearly half of the non-governmental organizations (NGOs) operating in the country. A radical decision justified by strict adherence to the law.
According to information reported by the news portal Actuniger and confirmed by a decree from the Ministry of Interior, a rigorous audit was conducted on all associative structures. The result is clear: out of more than 3,000 NGOs listed, only 1,684 national NGOs and 125 international NGOs are authorized to continue their activities. All others, nearly 1,200 entities, have been legally dissolved.
The reasons for this administrative purge are clear: blatant violation of existing legislation. The targeted organizations either lacked the necessary statutory documents for their registration or failed in their duty of transparency by not submitting their financial reports on time.
This large-scale operation, unprecedented in its scope, illustrates the desire of the authorities in Niamey to regain control of a sector sometimes perceived as opaque. It aims to clean up the NGO environment, ensure the proper use of funds, and guarantee that actions carried out on Nigerien soil correspond to the country's actual needs.
The immediate humanitarian and social impact of this measure is feared by some observers, in a country facing significant security and development challenges. The prevailing question now is how key sectors, previously supported by these dissolved NGOs, will be managed.
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Moussa Nassourou